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On pouvait penser qu’après
le cas Jean-Claude Bonnal et d’autres,
les juges prendraient toutes les précautions
avant de libérer des individus dangereux
pour nos concitoyens.
On pouvait penser qu’en France,
après les multiples déclarations
de Monsieur le Ministre de la Justice et
de Madame la Secrétaire d’Etat
chargée du droit des victimes, les
dites victimes avaient le droit à
une véritable considération.
Il n’en est rien ! Une fois encore,
un prévenu dangereux a été
libéré ! Il est seulement
mis en examen pour le meurtre de Raphaël,
comme l’ont estimé un juge
d’instruction puis le parquet qui
l’a renvoyé devant la cour
d’assise de
Paris. Il a « seulement » utilisé
sa voiture pour éliminer Raphaël,
un jeune père de
famille de 32 ans, qui venait de fêter,
avec des amis, la naissance de son deuxième
enfant (un petit garçon qui n’avait
que 4 jours au moment des faits).
Mieux encore, l’accusé que
certains juges estiment « fiable »
a pris la fuite
sitôt son méfait commis et
quitté le
territoire français pendant quatre
mois.
Si la justice avait daigné fouiller
dans le passé du prévenu,
elle aurait été obligée
de constater qu’elle avait affaire
à un multirécidiviste délinquant
depuis son plus jeune âge.
En passant par le spectre habituel de tout
ce que l’on qualifie de petite délinquance,
au final on aboutit à une
véritable catastrophe.
Nous ne sommes pas là pour faire
le procès de la justice mais nous
sommes en droit de nous poser des questions.
Nous, ce sont la compagne, les enfants,
les frères, la famille, les amis
de Raphaël.
Comment se fait-il que dans notre pays
qui prône le respect du droit et de
la justice ce soit les victimes qui doivent
se justifier ?
Comment se fait-il que ce soient des juges
qui n’ont ni instruit, ni ont été
chargés du suivi du dossier qui prennent
ces décisions et décident
de relâcher tel ou tel en fonction
d’argumentaires d’avocats (qui
par définition sont de partipris
!) et ce y compris lorsque le procureur
général, représentant
de la société, s’y oppose
?
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Monsieur le Président
de la République, Mesdames et Messieurs
les Ministres, Mesdames et Messieurs les
Parlementaires lorsqu’une loi est
mauvaise on en change et la loi sur la présomption
d’innocence (loi Guigou) est une insulte
quotidienne aux victimes et à ceux
que vous chargez de faire respecter le droit.
Expliquez nous donc pourquoi,
aujourd’hui, la veuve de Raphaël
et ses enfants sont en danger du fait de
la décision d’un juge ?
Comment la justice peut-elle s’assurer
que ce personnage ne tentera pas à
nouveau de fuir en lui imposant un pointage
au commissariat seulement une seule fois
par semaine ?
Enfin, loin des belles déclarations
ne serait-il pas mieux que la justice soit
rendue plus rapidement permettant ainsi
aux victimes de faire leur deuil et aux
justiciables d’effectuer leurs peines
sans que des mois de détention préventive
ne leur permettent de bénéficier
de remises en liberté fussent-elles
provisoires ?
Une fois de plus, il est triste de
constater que les « voyous »
ont en France plus de droits que les victimes.
Que des multirécidivistes (qui connaissent
de fait très bien le fonctionnement
et les failles de notre justice) ont tout
loisir de recommencer leurs méfaits.
Que dira la justice si demain le «
présumé innocent » qui
a, de sang- froid roulé sur Raphaël
recommence !
Les excuses que nous avions entendues,
de la part d’un précédent
gouvernement, lorsqu’un personnage
considéré comme dangereux
avait été relâché
et avait tué deux policiers au Plessis
Trévise, ne suffiront plus. Nous
voulons des actes et non de belles paroles.
Nous voulons que celui qui a ôté
la vie à Raphaël, puis s’en
est allé passer quatre mois de villégiature
en Algérie (laissant les seuls passagers
de son véhicule répondre de
ses actes) avant de rentrer en France contraint
et forcé, après une recherche
plus qu’active de la part de la Police,
attende son procès en prison. En
liberté, il représente un
risque pour nous, vous et la société.
Ce n’est tout de même pas trop
demander !
Les membres du bureau
À
Madame Nicole GUEDJE
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