Association raphael
Raphael
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FEVRIER 2005
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Le Journal de l'Association Raphaël
   
EDITION FEVRIER 2005
 
 

Tué pour rien

La mort tragique de Raphaël a bouleversé toute une communauté, mais plutôt que de subir cet événement tragique, et d’accepter passivement cette triste réalité, nous nous sommes organisés en association pour être plus forts et mieux aborder l’avenir.
Un collectif composé de membres de la famille et d’amis a décidé d’apporter son concours et son soutien aux frères de Raphaël (Benoît, Arnaud), à sa compagne Christelle et ses deux petits. Il ne tient qu’à vous de faire partie de l’association, en adhérant.............

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Tribune envoyée à Madame Nicole GUEDJE Secrétaire d’Etat aux Droits des victimes le 07 FEVRIER 2005
 
 

Combien faudra t’il de morts pour que les juges comprennent ?

On pouvait penser qu’après le cas Jean-Claude Bonnal et d’autres, les juges prendraient toutes les précautions avant de libérer des individus dangereux pour nos concitoyens.

On pouvait penser qu’en France, après les multiples déclarations de Monsieur le Ministre de la Justice et de Madame la Secrétaire d’Etat chargée du droit des victimes, les dites victimes avaient le droit à une véritable considération.

Il n’en est rien ! Une fois encore, un prévenu dangereux a été libéré ! Il est seulement mis en examen pour le meurtre de Raphaël, comme l’ont estimé un juge d’instruction puis le parquet qui l’a renvoyé devant la cour d’assise de
Paris. Il a « seulement » utilisé sa voiture pour éliminer Raphaël, un jeune père de
famille de 32 ans, qui venait de fêter, avec des amis, la naissance de son deuxième enfant (un petit garçon qui n’avait que 4 jours au moment des faits).

Mieux encore, l’accusé que certains juges estiment « fiable » a pris la fuite
sitôt son méfait commis et quitté le
territoire français pendant quatre mois.

Si la justice avait daigné fouiller dans le passé du prévenu, elle aurait été obligée de constater qu’elle avait affaire à un multirécidiviste délinquant depuis son plus jeune âge.

En passant par le spectre habituel de tout ce que l’on qualifie de petite délinquance, au final on aboutit à une
véritable catastrophe.
Nous ne sommes pas là pour faire le procès de la justice mais nous sommes en droit de nous poser des questions. Nous, ce sont la compagne, les enfants, les frères, la famille, les amis de Raphaël.

Comment se fait-il que dans notre pays qui prône le respect du droit et de la justice ce soit les victimes qui doivent se justifier ?

Comment se fait-il que ce soient des juges qui n’ont ni instruit, ni ont été chargés du suivi du dossier qui prennent ces décisions et décident de relâcher tel ou tel en fonction d’argumentaires d’avocats (qui par définition sont de partipris !) et ce y compris lorsque le procureur général, représentant de la société, s’y oppose ?

 

Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Parlementaires lorsqu’une loi est mauvaise on en change et la loi sur la présomption d’innocence (loi Guigou) est une insulte quotidienne aux victimes et à ceux que vous chargez de faire respecter le droit.

Expliquez nous donc pourquoi,
aujourd’hui, la veuve de Raphaël et ses enfants sont en danger du fait de la décision d’un juge ?

Comment la justice peut-elle s’assurer que ce personnage ne tentera pas à nouveau de fuir en lui imposant un pointage au commissariat seulement une seule fois par semaine ?

Enfin, loin des belles déclarations ne serait-il pas mieux que la justice soit rendue plus rapidement permettant ainsi aux victimes de faire leur deuil et aux justiciables d’effectuer leurs peines sans que des mois de détention préventive ne leur permettent de bénéficier de remises en liberté fussent-elles provisoires ?

Une fois de plus, il est triste de
constater que les « voyous » ont en France plus de droits que les victimes. Que des multirécidivistes (qui connaissent de fait très bien le fonctionnement et les failles de notre justice) ont tout loisir de recommencer leurs méfaits.

Que dira la justice si demain le « présumé innocent » qui a, de sang- froid roulé sur Raphaël recommence !

Les excuses que nous avions entendues, de la part d’un précédent gouvernement, lorsqu’un personnage considéré comme dangereux avait été relâché et avait tué deux policiers au Plessis Trévise, ne suffiront plus. Nous voulons des actes et non de belles paroles.

Nous voulons que celui qui a ôté la vie à Raphaël, puis s’en est allé passer quatre mois de villégiature en Algérie (laissant les seuls passagers de son véhicule répondre de ses actes) avant de rentrer en France contraint et forcé, après une recherche plus qu’active de la part de la Police, attende son procès en prison. En liberté, il représente un risque pour nous, vous et la société.

Ce n’est tout de même pas trop demander !

Les membres du bureau
À
Madame Nicole GUEDJE


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Contact presse : Patricia GUIBERT
 
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